Les bénéfices

Avancer un pas à la fois

Confiance

Les études et recherches sur les effets de l’autodéfense d’émancipation sur les participantes regorgent de témoignages de femmes qui affirment :

« J’ai réalisé qu’il y avait une grande force en moi. »

« Je me sens davantage en sécurité. »

« Je peux maintenant dire que je suis une femme forte, je ne suis pas faible. »

« Même si je ne suis pas musclée, les techniques fonctionnent. »

Les cours d’autodéfense permettent aux femmes de rehausser leur estime d’elles-mêmes, leur sentiment de contrôle et d’indépendance. En résulte une diminution potentielle de l’anxiété, de la dépression, de l’hostilité et des comportements d’évitement.

Liberté

Traditionnellement, les femmes apprennent que, pour demeurer en sécurité, elles doivent restreindre leur liberté afin d’éviter des situations pouvant représenter un risque (par exemple : ne pas voyager seule, ne pas marcher seule la nuit, etc.).

Les femmes ayant suivi des cours d’autodéfense ont moins tendance à entretenir ces peurs. Elles bénéficient d’une plus grande autonomie et d’une liberté accrue. Elles sont également plus enclines à se percevoir comme des agents de changement social, à s’impliquer dans leur communauté et à jouer un rôle actif dans l’espace public.

Puissance

Dès un très jeune âge, les filles reçoivent des messages insinuant que leur corps est une source de tension sexuelle. Dans ce contexte, les femmes peuvent adopter une posture d’hypervigilance, due au sentiment que leur intégrité physique peut être menacée à tout moment.

La pratique de l’autodéfense d’émancipation invite les participantes à revoir la relation qu’elles entretiennent avec leur corps et leurs capacités physiques. C’est un cheminement qui donne aux participantes des outils pour cultiver leur sentiment de puissance.

Appartenance

Les participantes aux cours d’autodéfense pour femmes ont fait valoir l’importance de faire partie d’un groupe de femmes et d’avoir une femme instructrice. Cela crée un sentiment d’appartenance et de sororité, ainsi qu’un environnement de sécurité émotionnelle.

Les participantes aux ateliers s’encouragent mutuellement à progresser dans leurs apprentissages. En résulte une fierté individuelle et collective.

Prévention

Les femmes ayant suivi des cours d’autodéfense d’émancipation sont plus enclines à détecter des situations à risque de et de les interrompre avant même qu’une résistance physique soit requise. Par ailleurs, les femmes ayant réussi à éviter une tentative d’agression sexuelle ou à y résister sont plus affirmatives, confiantes, et exercent un plus grand leadership. Enfin, la capacité à bouger et d’agir pour se protéger diminue les probabilités de développer des symptômes de stress post-traumatique.

Il est démontré par la recherche qu’une faible confiance en soi est un facteur prédictif de victimisation. D’autres études ont démontré que le recours à des stratégies de résistance physique diminue de façon significative les probabilités d’aboutissement d’une tentative de viol.

Guérison

Les femmes ayant participé à des cours d’autodéfense d’émancipation s’affranchissent progressivement des sentiments de honte et de culpabilité et se distancient de plus en plus des expériences passées. En apprenant à prendre une posture de bienveillance et de connexion à leur corps dans le moment présent, les survivantes d’agression affirment que cela leur permet de reprendre le contrôle de leur vie. Avec l’accompagnement d’un groupe de consœurs solidaires, elles retrouvent de l’espoir et leurs symptômes de stress post-traumatique diminuent.

« Le meilleur moyen de vaincre des habitudes de soumission ancrées consiste à la capacité physique d’attaquer et de se défendre. Une de mes techniques préférées pour développer de bonnes réactions de lutte ou de fuite est un cours d’autodéfense qui apprend aux femmes à repousser une attaque simulée. Ce cours aide les femmes à reconditionner leur réaction d’immobilisation en répétant à maintes reprises l’attaque qu’elles ont subie, pour transformer leur peur en énergie combative. »

Bessel A Van Der Kolk, Le corps n’oublie rien

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